Voici un aperçu des réalisations de la FONGS – Action paysanne

vendredi 15 mars 2013
par  Fongs

Fédération des ONG du Sénégal – Action paysanne

2. RÉALISATIONS

Ces dernières années, les résultats obtenus par la FONGS peuvent se structurer autour de trois (3) grands points :

2.1 Le développement des dispositifs de services économiques aux exploitations familiales : multiplication et approvisionnement de semences, transformation des produits agricoles, commercialisation des produits agricoles, financement rural (dont le financement des investissements des exploitations familiales) ;

2.2 La construction et l’animation d’un dispositif de suivi des EF et d’appui à l’amélioration de leur productivité ;

2.3 La construction et l’animation d’un dispositif paysan de formation ;

Le développement des dispositifs de services économiques aux exploitations familiales

Ces dispositifs intègrent des services agricoles divers : multiplication de semences, approvisionnement en semences et engrais, production de qualité et amélioration durable des rendements, transformation, commercialisation, emballages, stockages, promotion des produits, financement. Ils (ces dispositifs) sont entrés en matière sur l’accompagnement des activités et services non agricoles, avec notamment le financement des investissements des EF.

Ces dispositifs sont portés par les associations membres. Ils sont au service de l’exploitation familiale, et cherchent à répondre aux opportunités et contraintes des zones agro écologiques. Ils mobilisent des animateurs endogènes qui apportent directement le conseil nécessaire aux exploitations familiales, ils permettent et facilitent l’accès des EF aux services techniques (ANCAR, SAED, DRDR) et aux programmes agricoles (semences, engrais, matériels agricoles subventionnés).

  • 21 sur les 31 associations membres ont développé des initiatives de multiplication de semences, sur les filières riz, arachide, et céréales locales. Ces dispositifs sont agréés par les services de l’État, et ils détenaient en 2008-2009 prés de 17,5% des semences de riz et 20% des semences de céréales locales disponibles sur le territoire national.
  • Sur la filière « céréales locales », des associations ont contribué à la sécurité alimentaire de leurs villages (Tamba, Thiès) en améliorant les rendements des EF, de 300 kg/ha, à 1500 kg/ha. Des marges importantes restent réalisables.
  • La transformation des produits, sur les filières riz, arachide, céréales locales, lait, produits de cueillette, etc., et des innovations sur :
  • Les produits transformés (niébé, farine, couscous et autres brisures de riz),
  • L’emballage des produits (petites sacheries et bocaux imprimés),
  • Le test/développement de circuits alternatifs et plus formels de commercialisation des produits locaux,
  • La participation aux foires.

Dans ce domaine, des associations testent le passage d’unités de transformation pilotes à des échelles de pratique plus importantes et mieux organisées : sur les filières arachide, céréales locales et riz, des réseaux de femmes transformatrices ont tendance à se constituer à l’échelle villageoise, pour améliorer leur accès aux services (approvisionnement en matières premières, prestation de services de décorticage, de moulin, etc.) et développer leur activité. On note plusieurs centaines de femmes sur ces deux filières.

  • La commercialisation des produits
  • Positionnement des associations dans des marchés formels dans le cadre de contrats entre OP et industriels :
  • Cas de l’arachide avec l’ex SONACOS,
  • Test récent toujours sur l’arachide avec le CIAT de Touba (Complexe agro industriel de Touba),
  • Cas des céréales locales en vue de leur valorisation par les industriels et les boulangers, en milieux urbain et rural,
  • Des tests à l’export (haricot vert, mangue biologique),
  • Naissance de coopératives pour mieux prendre en charge les services aux membres,
  • Test d’échanges de produits agricoles entre associations de zones agro écologiques différentes,
  • Amélioration de l’accès à des produits locaux de qualité pour les populations urbaines et péri urbaines.
  • Le financement rural et le test des investissements au niveau des exploitations familiales :
  • 11 mutuelles paysannes agréées et 18 en constitution ont bénéficié de divers appuis (techniques, financiers, institutionnels) de la FONGS et des associations,
  • 08 des 11 mutuelles agréées sont dans un processus de mise en réseau,
  • Elles ont testé le financement des investissements : plus de 300 projets agricoles et non agricoles financés dans le cadre de l’expérimentation du fonds d’appui aux initiatives rurales (FAIR)
  • Cette expérience donne une connaissance assez fine des types d’investissements, des procédures et des montants adaptés pour faire évoluer les exploitations familiales, selon les zones où elles sont,
  • La capitalisation de l’expérience est en cours et les résultats seront diffusés en 2013.

La construction et l’animation d’un dispositif de suivi des EF et d’appui à leur productivité

Le dispositif repose sur un double mécanisme de collecte, de traitement et de diffusion :

  • Un suivi de terrain mené par les dispositifs d’animation des associations, et portant sur les performances et stratégies des EF, et sur les campagnes agricoles.
  • Une veille sur les politiques, lois et programmes qui impactent sur la condition des exploitations familiales.

Il a été testé pendant plus de dix ans, avec différentes phases : Test d’outils et de méthodologie d’accompagnement des exploitations familiales (1999-2002), massification (2003-2006), affinement (2007-2010), introduction du suivi des campagnes agricoles et de la veille sur les politiques nationales et internationales à partir de 2007.

Cette pratique repose également sur le dispositif organisationnel de la FONGS (exploitation familiale, groupements villageois, associations, coordinations régionales, fédération).

Le dispositif d’information peut permettre à chaque acteur d’agir à son niveau :

  • les exploitations familiales, dans le cadre leurs décisions socioéconomiques, de leur organisation, et de leur gouvernance ;
  • les associations, dans le cadre de l’identification des services à apporter à leurs membres, et des actions collectives qu’elles doivent promouvoir. Les associations améliorent également leur participation à la vie de la communauté,
  • La FONGS, dans le cadre de l’amélioration de son appui économique aux exploitations familiales à travers ses associations membres, et de son action politique dans le mouvement paysan.

Le système permet de construire des argumentaires de façon remontante : processus du forum avec les différents niveaux : familial (avec l’analyse de leur bilan alimentaire par 711 EF), associatif (avec l’analyse des performances et stratégies de leurs membres par 31 associations), zonal et national (avec l’approfondissement des résultats et la mise à contribution des autres acteurs dans le cadre d’ateliers zonaux ou nationaux), sous-régional (par le partage des résultats : forum de 2010). Idem dans le processus 2012-2013 du bilan stratégique à mi-parcours du plan en cours « Améliorer durablement les capacités des EF à nourrir le Sénégal et à contribuer à la création de richesses ».

Le système alterne des phases de collecte/traitement/diffusion en interne (FONGS) et de portage (FONGS-CNCR), le forum du 29 novembre au 1er décembre 2010 en est une illustration.

La construction et l’animation d’un dispositif paysan de formation stratégique

Il est formulé par les OP, mis en œuvre par une OP (la FONGS) et pour les OP. Sa mise en œuvre est une interaction de différentes expertises : paysannes, techniques, et pédagogiques. La différence, c’est également dans les façons de faire :

  • en amont, dans la construction des modules,
  • Et pendant, au niveau du parcours pédagogique, et du suivi

Ces trois dernières années, le dispositif de formation a fait les réalisations suivantes :

  • Formation stratégique en cinq modules de 300 responsables d’OP locales,
  • Formation stratégique en six modules de 40 responsables d’OP régionales,
  • Formation de 150 responsables d’OP sur des thèmes (loi d’orientation agro sylvo pastorale, Campagnes agricoles, Négociations commerciales internationales),
  • Formation de 150 responsables d’OP des départements de Bignona, Louga et Matam pour le renforcement de leurs capacités de leadership, de planification stratégique et de négociation,
  • Formation de 80 élus locaux et 80 responsables d’OP sur la gestion durable des terres, dans le bassin arachidier,
  • Capitalisation des expériences (en cours).

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